Traiter la dépendance aux stimulants autrement
Face à une hausse marquée de la morbidité et de la mortalité attribuables au trouble lié à l’usage de stimulants, les systèmes de santé au Canada et ailleurs dans le monde peinent à répondre adéquatement aux besoins des patientes et des patients. Dans ce contexte, des équipes de recherche, notamment au Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal, s’intéressent à un nouveau modèle de soins : la prescription de médicaments psychostimulants pour favoriser la prise en charge et le bien-être des personnes vivant avec cette dépendance. L’approche, combinée aux traitements psychosociaux standards, suscite un intérêt croissant dans la communauté scientifique et la pratique clinique.
À ce jour, aucun médicament n’est approuvé par les agences réglementaires pour traiter les troubles liés à l’usage de stimulants, contrairement aux troubles liés à l’usage de tabac, d’alcool et d’opioïdes (p. ex. fentanyl). Les stimulants retrouvés aujourd’hui sur les marchés non contrôlés sont puissants, toxiques et toxicomanogènes, c’est-à-dire qu’ils présentent un risque élevé de créer une dépendance. Par ailleurs, l’offre de soins liée à ces troubles repose principalement sur des interventions psychosociales qui peinent à répondre aux besoins des personnes concernées en raison des envies impérieuses (craving) * et de l’intensité des symptômes de sevrage *. Pour favoriser le traitement des patientes et des patients, leur sécurité et leur bien-être, la communauté scientifique étudie des approches de maintenance pharmacologique, en ajout aux traitements psychosociaux standards, pour mieux soutenir les personnes qui souhaitent réduire ou cesser leur consommation de stimulants. Parmi les candidats potentiels, les psychostimulants * (p. ex. ConcertaMD), déjà approuvés au Canada pour le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH), semblent être efficaces, mais à plus fortes doses que celles indiquées pour le traitement du TDAH. Bien que ce modèle de soins suscite l’intérêt, les données disponibles demeurent limitées, ce qui contribue à alimenter les débats quant à sa pertinence clinique et à son acceptabilité.
La crise des stimulants
L’augmentation de la consommation et de la production non contrôlée de stimulants, comme la cocaïne et les stimulants de type amphétamine (ATS) *, est récemment devenue un enjeu majeur de santé publique pour plusieurs pays, incluant le Canada, particulièrement impacté par cette tendance [1]. À l’échelle mondiale, le nombre de décès attribuables aux troubles liés respectivement à l’usage de cocaïne et d’amphétamines (p. ex. méthamphétamine en cristaux ou crystal meth) a bondi de 255 % et de 104 % entre 1990 et 2021, la plus grande part du fardeau mondial sur la santé étant portée par les pays développés, comme le Canada, les États-Unis et l’Australie [2]. En 2024 seulement, 4 829 décès et 4 960 visites aux urgences liées à des intoxications aux stimulants ont été signalés au Canada [3]. Au Québec, 216 personnes ont perdu la vie en 2023 après avoir consommé ces substances, quoique les données relatives aux répercussions de cette consommation sur le réseau de la santé demeurent parcellaires [4].
Depuis quelques années, des organisations de santé publique à l’international et au Canada signalent qu’une quantité croissante de drogues provenant des marchés non contrôlés est contaminée par des adultérants, c’est-à-dire des substances (p. ex. stimulants, drogues, produits toxiques, etc.) ajoutées dans une matière, à l’insu de la consommatrice ou du consommateur, dans le but d’augmenter les quantités de drogues produites et les revenus découlant de leur vente [5]. Cette réalité est présente au Québec. En 2023, des stimulants ont été détectés dans plus de 70 % des drogues ayant causé des surdoses d’opioïdes [6]. Les agences de santé publique notent également la présence, sur les marchés volatils et non contrôlés, de nouvelles substances psychoactives, incluant des stimulants, dont les effets sur la santé n’ont pas encore été bien étudiés [7]. Sur ces marchés, les consommatrices et les consommateurs s’exposent à d’importants risques, par exemple être victime d’une surdose, d’un épisode psychotique ou d’un accident cardiovasculaire, ou encore développer une dépendance [8].
La dépendance
Bien que la consommation de stimulants puisse s’inscrire dans un profil de consommation non problématique (p. ex. usage occasionnel sécuritaire), ces substances sont reconnues par la communauté médicale pour leur potentiel à créer rapidement une dépendance. Les effets intoxicants des stimulants issus des marchés non contrôlés (p. ex. amphétamines ou speed, méthamphétamines ou crystal meth, MDMA ou ecstasy) sont beaucoup plus rapides et puissants que ceux des psychostimulants à longue action (p. ex. méthylphénidate * ou ConcertaMD, lisdexamfétamine * ou VyvanseMD) prescrits pour traiter certaines conditions, comme le TDAH, ce qui augmente le risque de développer une dépendance [9].
Les stimulants sont des excitateurs du système nerveux central, un réseau de neurones responsable d’activer le corps pour répondre à un besoin ou à un danger. Ils agissent en augmentant la concentration de deux neurotransmetteurs, la dopamine * et la norépinéphrine *, dans plusieurs zones du cerveau responsables de la cognition, de l’apprentissage, et de la recherche de la récompense et du plaisir [10]. Les stimulants peuvent activer le système nerveux de plusieurs façons, par exemple en prenant la place des deux neurotransmetteurs sur leurs récepteurs ; en ralentissant leur recyclage dans le système nerveux central ; et en accélérant la production et la libération de ces mêmes neurotransmetteurs [11]. Ensemble, les mécanismes d’action des stimulants augmentent la concentration de dopamine et de norépinéphrine dans le système nerveux central.
Les stimulants amplifient l’excitation du système nerveux central, ce qui améliore l’attention, la vigilance, la libido et la confiance en soi, et provoque une euphorie. À dose élevée, ils peuvent entraîner de l’agitation, de l’insomnie, de l’irritabilité et, parfois, des épisodes psychotiques [12]. Lorsque les stimulants sont consommés à fortes doses ou de façon répétée, le système nerveux s’adapte en réduisant le nombre de récepteurs de dopamine et de norépinéphrine, et en accélérant la recapture de ces neurotransmetteurs [13]. Ces changements entraînent non seulement une tolérance *, mais aussi des envies impérieuses (cravings) et des symptômes de sevrage (p. ex. fatigue, dépression, idées suicidaires) lorsque la personne réduit ou cesse sa consommation [14]. La présence de ces symptômes, de difficultés fonctionnelles et d’une détresse permet de distinguer la dépendance de la consommation non problématique et d’en faire une condition médicale à part entière.
Des interventions limitées
Le traitement standard actuel des troubles liés à l’usage de stimulants repose principalement sur des interventions psychosociales, comme la thérapie cognitive comportementale (TCC) *, l’entretien motivationnel * et, lorsqu’accessible, l’ajout de l’approche par contingence, une technique de conditionnement au cours de laquelle la patiente ou le patient reçoit une récompense désirée qu’elle ou il utilise en échange d’une preuve de la réduction ou de l’arrêt de sa consommation problématique (p. ex. un échantillon d’urine négatif) [15]. Ces interventions peuvent, à court terme, favoriser l’abstinence en augmentant la motivation au changement et en enseignant des stratégies cognitives pour mieux tolérer l’arrêt de la consommation [16].
Toutefois, une récente méta-analyse évaluant l’efficacité de la TCC pour favoriser l’abstinence aux stimulants a démontré que l’effet de cette intervention serait relativement faible [17]. De plus, les études à la suite desquelles la TCC a été jugée efficace semblent présenter un risque élevé de biais et d’incertitude. À lui seul, ce type d’intervention ne paraît pas suffisant pour permettre à la personne de résister à l’intensité des envies impérieuses et de composer avec les symptômes de sevrage vécus dans le cadre d’une dépendance aux stimulants, deux importants facteurs de rechute, et d’interruptions de traitement [18]. L’apprentissage, la motivation au changement et le contrôle des impulsions demandent de l’énergie. Afin de mieux répondre aux besoins physiologiques des personnes présentant un trouble lié à l’usage de stimulants, une option consiste à combiner les traitements psychosociaux standards avec une maintenance pharmacologique par l’usage de psychostimulants prescrits.
La maintenance
Plusieurs études ont démontré l’efficacité et la sécurité de l’administration de substances agonistes * en combinaison avec des traitements psychosociaux standards pour minimiser les envies impérieuses et les symptômes de sevrage, et pour réduire la consommation de certains types de substances. Les agonistes sont des molécules de la même famille que la drogue problématique et provoquent les mêmes effets psychoactifs. Leur utilisation permet de stabiliser le système de neurotransmission du système nerveux central dans le but de maintenir un état d’équilibre durant les premières phases du traitement des dépendances [19]. Les doses sont graduellement diminuées, jusqu’à l’atteinte d’un état de base tolérable et propice au rétablissement de la personne ainsi qu’à son engagement thérapeutique. L’efficacité et la sécurité de cette approche sont bien documentées pour la dépendance aux opioïdes et à l’alcool, deux dépresseurs du système nerveux central [20]. Par exemple, la buprénorphine *, un opiacé, peut être prescrite pour traiter un trouble lié à l’usage des opioïdes et ainsi favoriser la santé, la sécurité et la qualité de vie de la personne [21]. Sur la base de ces données probantes, les chercheuses et les chercheurs étudient maintenant cette même stratégie pour traiter les troubles liés à l’usage de stimulants [22].
Pour reproduire cette approche dans le contexte des troubles liés à l’usage de stimulants, l’agoniste ciblé serait, en théorie, un stimulant. D’ailleurs, certains psychostimulants prescrits dans le traitement du TDAH, comme le VyvanseMD, sont en fait des ATS, au même titre que certaines drogues, comme le speed. Sur le plan moléculaire, les deux substances sont des dérivés d’amphétamines [23]. La différence pour l’amphétamine des psychostimulants à longue action vient du fait qu’elle est encapsulée dans une membrane qui ralentit sa diffusion dans le sang. Les deux molécules diffèrent aussi sur le plan réglementaire. La prescription de psychostimulants produits en laboratoire dans les marchés contrôlés est autorisée pour le traitement de certaines conditions médicales, comme le TDAH, sous l’Annexe III de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances [24]. De leur côté, la cocaïne et les ATS retrouvés sur les marchés non contrôlés sont classés sous l’Annexe I, puisque leur production, leur distribution et leur possession sont illégales au Canada et en Amérique du Nord, sauf sous exemptions jugées exceptionnelles (p. ex. recherche) [25].
Les données probantes
Les données scientifiques demeurent relativement limitées et mitigées quant à l’efficacité et à la sécurité des psychostimulants, lorsqu’administrés en combinaison avec les traitements psychosociaux standards pour réduire la consommation de stimulants chez les personnes vivant avec une dépendance. Selon deux synthèses des connaissances ayant mesuré l’efficacité et la sécurité d’agents pharmaceutiques dans le traitement des dépendances aux stimulants, les psychostimulants à longue action, comme le méthylphénidate, semblent réduire la consommation de cocaïne et, dans une moindre mesure, de méthamphétamine, lorsqu’ils sont prescrits à fortes doses [26]. Les effets de ces interventions s’avèrent néanmoins modestes, limités et même parfois contradictoires, selon le type de dépendance et le psychostimulant agoniste étudié [27]. Le premier essai clinique utilisant de fortes doses de lisdexamfétamine sur une période de 12 semaines a montré une baisse du nombre de jours de consommation de méthamphétamine, surtout en début de traitement, mais cet effet n’a toutefois pas perduré jusqu’à la fin de l’étude [28]. Une nouvelle étude pancanadienne est en cours pour déterminer si l’administration de lisdexamfétamine, avec ou sans stratégie de contingence, augmente ou non l’efficacité des traitements visant la réduction ou l’arrêt de la consommation de méthamphétamine [29].
Par ailleurs, l’ajout de psychostimulants aux interventions psychosociales standards des troubles liés à l’usage de stimulants pourrait apporter des avantages supplémentaires aux patientes et aux patients vivant avec un TDAH concomitant. En 2014, des chercheuses et des chercheurs suédois ont montré que l’administration de 180 mg de méthylphénidate sur une période de 24 semaines, une dose supérieure à celle indiquée dans le traitement du TDAH, était sécuritaire et efficace pour réduire la consommation d’amphétamines ainsi que les symptômes de TDAH chez les adultes vivant avec un trouble lié à l’usage d’amphétamines [30]. Les personnes participantes ayant reçu le méthylphénidate ont d’ailleurs poursuivi l’étude plus longtemps que celles ayant reçu le placebo.
Dans le cadre des études réalisées jusqu’à présent, les fortes doses de psychostimulants ont été majoritairement évaluées auprès d’hommes dans la trentaine ou dans la quarantaine. Les effets de ces dosages chez les femmes et les jeunes adultes restent peu explorés [31]. Puisque ces études ont été menées auprès d’un nombre restreint de personnes participantes et qu’elles impliquent des dosages supérieurs à ceux qui sont approuvés pour le traitement du TDAH, certains effets indésirables sévères pourraient ne pas encore avoir été détectés. La poursuite de la recherche dans ce domaine permettra donc de confirmer ou de réfuter la pertinence de cette approche avant une éventuelle approbation à grande échelle au sein de la population.
La recherche
Chaque année, des millions d’individus se voient prescrire des psychostimulants pour traiter un TDAH [32], une indication approuvée dans plusieurs pays. Selon toute vraisemblance, un traitement avec des psychostimulants ne semble pas constituer un facteur de risque pour le développement subséquent d’un trouble d’usage de substance à l’âge adulte [33]. En contrepartie, l’idée de prescrire ces mêmes substances pour un trouble lié à l’usage de stimulants est reçue avec plus de résistance par les expertes et les experts. Faute de pouvoir compter sur des données probantes convergentes, des professionnelles et des professionnels de la santé pourraient en effet craindre une aggravation de la dépendance et un détournement des psychostimulants prescrits vers le marché non contrôlé [34].
Au Canada, bien que les médecins puissent légalement prescrire des médicaments hors indication * pour un motif médical légitime et dans les limites prescrites par l’Annexe III de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances, ces ordonnances ne sont généralement pas couvertes par les régimes d’assurance [35]. Dans le contexte de la dépendance aux stimulants, cette pratique émergente est surtout localisée dans les grands centres, faute de lignes directrices et d’encadrement pour guider les cliniciennes et les cliniciens [36]. Par ailleurs, certains guides de pratique américains recommandent de prescrire des psychostimulants hors indication pour traiter les troubles liés à l’usage de stimulants, alors que d’autres ne le recommandent pas [37]. Ces recommandations contradictoires reflètent l’état préliminaire des données probantes disponibles et contribuent à la grande hétérogénéité dans la qualité et la nature des soins offerts aux personnes vivant avec un trouble lié à l’usage de stimulants.
Face à de telles divergences, souvent teintées par des idées préconçues, par certaines formes de stigmatisation et par des données scientifiques somme toute limitées, la recherche pourra éventuellement fournir des preuves solides afin de guider le développement d’approches intégrées répondant aux besoins des personnes vivant avec une dépendance aux stimulants. Des études cliniques et des synthèses des connaissances robustes seront toutefois nécessaires pour documenter les bénéfices et les risques découlant des interventions émergentes. Dans ce contexte, la combinaison de la prescription de psychostimulants et des traitements psychosociaux standards, une démarche susceptible de transformer les pratiques, permettra peut-être de développer des modèles de soins plus efficaces, équitables et sécuritaires.
Lexique
Agoniste : substance qui se fixe sur un récepteur cellulaire et qui l’active de façon similaire à celle d’un neurotransmetteur ou d’une hormone endogène pour produire un effet psychoactif comparable.
Buprénorphine : agoniste partiel des récepteurs GABA utilisé dans le traitement des troubles liés à l’usage d’opioïdes.
Dopamine : neurotransmetteur de la famille des catécholamines impliqué dans plusieurs fonctions cognitives et exécutives, telles que le contrôle moteur, l’attention, la recherche de la récompense et l’inhibition.
Entretien motivationnel : approche conversationnelle axée sur la personne qui permet d’aborder et de résoudre l’ambivalence face à un changement de comportement. Cette approche a pour objectif de renforcer la motivation à changer un comportement dommageable afin d’adopter des habitudes plus saines et en phase avec les désirs de la personne.
Envies impérieuses (craving) : désir ardent, intense et irrépressible de reproduire un comportement toxicomanogène malgré une volonté de l’arrêter.
Lisdexamfétamine : stimulant de synthèse dérivé de l’amphétamine qui inhibe la recapture de la dopamine et de la norépinéphrine, et qui stimule leur relâche dans les synapses des neurones. Ce psychostimulant est utilisé en première ligne dans le traitement du TDAH.
Méthylphénidate : stimulant de synthèse de type non amphétamine qui inhibe la recapture de la dopamine et de la norépinéphrine dans les synapses des neurones. Ce psychostimulant est utilisé en deuxième ligne dans le traitement du TDAH.
Norépinéphrine : neurotransmetteur de la famille des catécholamines impliqué dans l’activation du système nerveux central, responsable de l’état d’éveil et de la mobilisation du corps en réponse au stress et à la menace.
Hors indication : prescription d’un médicament pour une condition médicale autre que celles indiquées dans la monographie du produit. Conséquemment, cet usage n’est pas approuvé par l’agence réglementaire du pays ciblé.
Psychostimulants : dans le contexte de cet article, le terme « psychostimulants », souvent utilisé comme synonyme de « stimulants », fait référence aux stimulants listés sous l’Annexe III de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances. Ce sont des médicaments contrôlés dont l’usage est autorisé pour certaines conditions médicales, comme le TDAH.
Stimulants de type amphétamine : stimulants issus de la chimie de synthèse qui activent le système nerveux central et qui entraînent des effets psychoactifs, comme l’augmentation de l’énergie, de la vigilance, du désir sexuel, de l’attention et de la confiance en soi. Cette catégorie de stimulants inclut les dérivés d’amphétamine, les méthamphétamines et la MDMA, de même que certains psychostimulants sous ordonnance.
Symptômes de sevrage : symptômes qui apparaissent après l’arrêt d’une substance et qui peuvent durer plusieurs jours. Ces symptômes sont souvent opposés aux effets psychoactifs induits par la substance arrêtée.
Thérapie cognitive comportementale (TCC) : type de psychothérapie fondée sur les données probantes visant à remplacer des pensées négatives et des comportements mésadaptés par des pensées et des réactions plus saines. Cette thérapie repose sur la prémisse que des relations existent entre la cognition, les émotions et les comportements.
Tolérance : mécanisme biologique et psychologique produit par la sous-régulation du système nerveux en adaptation à une exposition répétée à une substance. La tolérance s’exprime par le besoin de consommer de plus grandes doses ou des doses plus concentrées d’une substance pour obtenir des effets d’une intensité semblable à ceux ressentis au début de la consommation.
Références
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[2] Ibid.
[3] Groupe de travail sur la surveillance des surdoses et décès liés aux drogues au nom du Conseil des médecins hygiénistes en chef. (2026, 25 mars). Méfaits associés aux opioïdes et aux stimulants au Canada. Agence de la santé publique du Canada. https://sante-infobase.canada.ca/mefaits-associes-aux-substances/opioides-stimulants/
[4] Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). (2026, 20 mars). Décès attribuables à une intoxication aux stimulants au Québec : portrait 2019 à 2023. https://www.inspq.qc.ca/substances-psychoactives/drogues-medicaments/donnees/deces-intoxication-stimulants
[5] Zhu et al., op. cit.
Groupe de travail sur la surveillance des surdoses et décès liés aux drogues au nom du Conseil des médecins hygiénistes en chef, op. cit.
INSPQ, op. cit.
[6] INSPQ, op. cit.
[7] Gouvernement du Canada (2025). Survol – Nouvelles substances psychoactives au Canada – 2024. https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/publications/vie-saine/nouvelles-substances-psychoactives-canada-2024.html
United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC). (2025). World drug report 2025: Special points of interest. https://www.unodc.org/documents/data-and-analysis/WDR_2025/WDR25_Special_points_of_interest.pdf
[8] Simonds, S. E., Pryor, J. T., Lam, B. Y. H., Dowsett, G. K., Mustafa, T., Munder, A., Elysee, K., Balland, E., Cowley, L. O., Yeo, G. S. H., Lawrence, A. J., Spanswick, D. C. et Cowley, M. A. (2025). The metabolic and cardiovascular effects of amphetamine are partially mediated by the central melanocortin system. Cell Reports Medicine, 6(2), 101936. https://doi.org/10.1016/j.xcrm.2025.101936
[9] Faraone, S. V. (2018). The pharmacology of amphetamine and methylphenidate: Relevance to the neurobiology of attention-deficit/hyperactivity disorder and other psychiatric comorbidities. Neuroscience & Biobehavioral Reviews, 87,255-270. https://doi.org/10.1016/j.neubiorev.2018.02.001
Nestler, E. J. (2005). The neurobiology of cocaine addiction. Science & Practice Perspectives, 3(1), 4-10. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC2851032/
[10] Simonds et al., op. cit.
Faraone, op. cit.
Dela Peña, I., Gevorkiana, R. et Shi, W.-X. (2015). Psychostimulants affect dopamine transmission through both dopamine transporter-dependent and independent mechanisms. European Journal of Pharmacology, 764, 562-570. https://doi.org/10.1016/j.ejphar.2015.07.044
[11] Simonds et al., op. cit.
Dela Peña, Gevorkiana et Shi, op. cit.
[12] Faraone, op. cit.
[13] Turton, S. et Lingford-Hughes, A. (2016). Neurobiology and principles of addiction and tolerance. Medicine, 44(12), 693-696. https://doi.org/10.1016/j.mpmed.2016.09.007
[14] Ibid.
[15] Clinical Guideline Committee (CGC) members, ASAM Team, AAAP Team et IRETA Team. (2024). The ASAM/AAAP clinical practice guideline on the management of stimulant use disorder. Journal of Addiction Medicine, 18(1S suppl. 1), 1-56. https://doi.org/10.1097/adm.0000000000001299
[16] Kim, J., Kwak, J., Jeong, H., Kim, N. J., Lee, S.-Y., Kim, Y., Kim, J., Han, S., Chun, H.-R., Park, K. J., Lee, S.-B., Kim, G., Lee, H. K. et Yim, H. W. (2025). Efficacy of cognitive behavioral therapy for stimulant use disorders: A systematic review and meta-analysis. Frontier in Psychiatry, 16, 1695702. https://doi.org/10.3389/fpsyt.2025.1695702
[17] Ibid.
[18] Ibid.
[19] Jordan, C. J., Cao, J., Newman, A. H. et Xi, Z.-X. (2019). Progress in agonist therapy for substance use disorders: Lessons learned from methadone and buprenorphine. Neuropharmacology, 158, 107609. https://doi.org/10.1016/j.neuropharm.2019.04.015
[20] Ibid.
[21] Kabra, M., Srivastava, T., Gautam, R., Singh, J., Oksanen, J., MacDonald, T., Lee, K., Boyett, B., Santoro, B., Gupta, A., De Jong-Laird, A. et Ren, S. (2026). Effectiveness and safety of therapies for patients with opioid use disorder: A systematic review and network meta-analysis. Journal of Comparative Effectiveness Research, 15(2), e250171. https://doi.org/10.57264/cer-2025-0171
[22] Zhu et al., op. cit.
UNODC, op. cit.
Jordan, Cao, Newman et Xi, op. cit.
[23] Faraone, op. cit.
[24] Loi réglementant certaines drogues et autres substances. L.C. (1996), ch. 19. https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/c-38.8/
Suen, L. W., Coffin, P. O., Boulton, K. E., Carr, D. H. et Davis, C. S. (2025). Prescribing psychostimulants for the treatment of stimulant use disorder: Navigating the federal legal landscape. Journal of Addiction Medicine, 19(4), 347-349. https://doi.org/10.1097/ADM.0000000000001437
[25] Ibid.
[26] Tardelli, V. S., Bisaga, A., Arcadepani, F. B., Gerra, G., Levin, F. R. et Fidalgo, T. M. (2020). Prescription psychostimulants for the treatment of stimulant use disorder: A systematic review and meta-analysis. Psychopharmacology, 237(8), 2233-2255. https://link.springer.com/article/10.1007/s00213-020-05563-3
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[27] Ibid.
[28] Ezard, N., Clifford, B., Siefried, K. J., Ali, R., Dunlop, A., McKetin, R., Bruno, R., Carr, A., Ward, J., Farrell, M., Graham, R., Haber, P., Lubman, D., Donoghoe, M. W., Olsen, N., Baker, A., Hall, M., Arunogiri, S., Lintzeris, N. et LiMA Investigator Group. (2025). Lisdexamfetamine in the treatment of methamphetamine dependence: A randomised, placebo-controlled trial. Addiction, 120(7), 1345-1359. https://doi.org/10.1111/add.16730
[29] Bach, P., Le Foll, B., Davidson, S., de Kiewit, A., Bakouni, H., Poulin, G., Ghosh, M. et Jutras-Aswad, D. (2025). A protocol for high-dose lisdexamfetamine and contingency management, alone or in combination, for the treatment of methamphetamine use disorder: The ASCME study. Contemporary Clinical Trials, 153, 107916. https://doi.org/10.1016/j.cct.2025.107916
[30] Konstenius, M., Jayaram-Lindström, N., Guterstam, J., Beck, O., Philips, B. et Franck, J. (2014). Methylphenidate for attention deficit hyperactivity disorder and drug relapse in criminal offenders with substance dependence: A 24-week randomized placebo-controlled trial. Addiction, 109(3), 440-449. https://doi.org/10.1111/add.12369
[31] Tardelli et al., op. cit.
Sharafi et al., op. cit.
[32] Chan, A. Y. L., Ma, T.-T., Lau, W. C. Y., Ip, P., Coghill, D., Gao, L., Jani, Y. H., Hsia, Y., Wei, L., Taxis, K., Simonoff, E., Taylor, D., Lum, T. Y., Man, K. K. C. et Wong, I. C. K. (2023). Attention-deficit/hyperactivity disorder medication consumption in 64 countries and regions from 2015 to 2019: A longitudinal study. eClinicalMedicine, 58,101780. https://doi.org/10.1016/j.eclinm.2022.101780
[33] Humphreys, K. L., Eng, T. et Lee, S. S. (2013). Stimulant medication and substance use outcomes: A meta-analysis. JAMA Psychiatry, 70(7), 740-749. https://doi.org/10.1001/jamapsychiatry.2013.1273
[34] Kollins, S. H. (2008). ADHD, substance use disorders, and psychostimulant treatment: Current litterature and treatment guidelines. Journal of Attention Disorders, 12(2), 115-125. https://doi.org/10.1177/1087054707311654
[35] L.C. (1996), ch. 19, op. cit.
Suen, Coffin, Boulton, Carr et Davis, op. cit.
[36] Fischer, B., Dubreucq, S., Le Foll, B. et Jutras-Aswad, D. (2026). Psychostimulant use in Canada requires enhanced intervention strategies to reduce harm. Nature Mental Health, 4, 473-475. https://doi.org/10.1038/s44220-026-00612-w
[37] CGC, ASAM Team, AAAP Team et IRETA Team, op. cit.
Sinclair, J. M. A., Kalk, N. J., Kaar, S. J., Agabio, R., Arunogiri, S., Bisaga, A., Chesney, E., Daly, C., Dewhurst, J., Freeman, T. P., Ghosh, A., Hemrage, S., Leggio, L., Lingford-Hughes, A., Matheson, C., McKetin, R., Paterson, L. M., Roberts, E., Robson, D., … Welch, S. (2026). Evidence-based consensus guidelines for the pharmacological management of substance dependence: Recommendations from the British Association for Psychopharmacology. Journal of Psychopharmacology, 40(2), 227-272. https://doi.org/10.1177/02698811251399593



