SANTÉ — Le cœur à l’épreuve de la chaleur

Nicolas Pamart — Programme de doctorat en sciences de l'activité physique

SANTÉ — Le cœur à l’épreuve de la chaleur

 

Avec la hausse des températures, mais aussi de la fréquence et de l’intensité des périodes de chaleur, notamment pendant la saison estivale, concilier activité physique et sécurité cardiaque devient un enjeu de santé publique. Une équipe de recherche du Centre ÉPIC de l’Institut de cardiologie de Montréal tente de combler un vide scientifique en déterminant le seuil de température à partir duquel une activité physique extérieure pratiquée par temps chaud demeure sécuritaire, particulièrement pour les personnes vivant avec une maladie cardiaque.


C’est l’été au Québec. Le thermomètre indique 30 °C à Montréal pendant la journée et la température ne descend pas sous la barre des 25 °C, même le soir. Dominique, qui vit avec une maladie cardiaque, hésite à faire de l’activité physique à l’extérieur en raison de cette chaleur. Pourtant, elle sait que bouger est essentiel pour prévenir les événements indésirables associés aux maladies cardiaques. Dominique a recherché des recommandations sur la température de l’air en deçà de laquelle la pratique d’une activité physique reste sécuritaire. Bien qu’elle ait trouvé de telles recommandations pour la population en général, aucune ne semble spécifique aux personnes vivant avec une maladie cardiaque. Par temps chaud, elle est donc confrontée à un dilemme : choisir de rester active et peut-être mettre son cœur à risque, ou éviter l’activité physique pour limiter le danger de complications liées à la chaleur, mais prendre le risque de détériorer sa santé cardiovasculaire à long terme.

 

Une double contrainte

Lorsque la température de l’air augmente, le corps humain active ses mécanismes de refroidissement. D’un côté, les vaisseaux sanguins cutanés se dilatent pour dissiper la chaleur de l’organisme vers l’environnement. De l’autre côté, les glandes sudoripares * produisent de la sueur qui, en s’évaporant, contribue à réduire la température corporelle [1]. Bien que ces processus soient essentiels pour maintenir l’équilibre thermique du corps, ils ont un coût cardiaque non négligeable. Ainsi, lorsqu’il dirige davantage de sang vers la peau, l’organisme réduit le volume sanguin disponible pour les organes centraux, un phénomène appelé « hypovolémie centrale relative » [2]. Pour maintenir stables la pression artérielle et l’apport en oxygène vers les tissus tout en envoyant du sang vers la peau pour dissiper la chaleur, le cœur doit compenser en augmentant son débit par minute, ce qui se traduit essentiellement par une augmentation de la fréquence cardiaque [3].

Si un effort physique s’ajoute à la chaleur, la situation se complique, et ce, même si cet effort est d’intensité très légère, comme le fait de marcher pour se déplacer. Pendant l’exercice, les muscles squelettiques, qui permettent le mouvement, réclament eux aussi leur part du débit cardiaque et de l’apport en oxygène pour fonctionner. Le cœur se retrouve donc à gérer simultanément deux demandes concurrentes : celle d’alimenter les muscles et les organes qui travaillent et celle de refroidir le corps en envoyant davantage de sang vers la peau afin de permettre la vasodilatation des vaisseaux sanguins cutanés et la production de sueur [4].

Chez les personnes vivant avec une maladie cardiaque, la capacité vasomotrice * des vaisseaux coronaires est réduite. Par conséquent, le sang a plus de difficulté à irriguer l’entièreté du muscle cardiaque et à y apporter l’oxygène que chez une personne en bonne santé. Cela pose un problème puisque, pour subvenir à tous les besoins de l’organisme par temps chaud, le débit cardiaque doit augmenter, ce qui impacte le cœur. Celui-ci se retrouve alors en difficulté et peine à subvenir à ses propres besoins. Par conséquent, l’apport en oxygène diminue dans une partie du cœur, un phénomène appelé « ischémie myocardique ». Une ischémie prolongée peut entraîner des altérations du fonctionnement normal du cœur et mener, dans les pires cas, à l’infarctus du myocarde *, une urgence cardiaque potentiellement mortelle. Pour en éviter les conséquences les plus graves, limiter l’augmentation du travail du cœur, aussi appelée « astreinte cardiaque * », s’avère donc primordial pour les personnes vivant avec une maladie cardiaque.

 

Des recommandations insuffisantes

Les recommandations actuelles encadrant la pratique d’activités physiques par temps chaud ne sont pas adaptées aux personnes vivant avec une maladie cardiaque et varient grandement d’un organisme de santé à l’autre. L’American College of Sports Medicine (ACSM) propose, par exemple, des seuils basés sur l’indice WBGT (Wet Bulb Globe Temperature) [5], qui tient compte de la température, de l’humidité, du rayonnement solaire et de la vitesse du vent. La Société européenne de cardiologie (ESC) recommande quant à elle d’éviter l’exercice lorsque le WBGT dépasse 30,1 °C [6]. Enfin, Sports Medicine Australia (SMA) adopte une approche similaire, en introduisant des catégories de risque allant du vert (risque faible) au rouge (risque extrême nécessitant l’arrêt de l’activité) [7].

 

Tableau 1. État actuel des recommandations pour la pratique d’activités physiques par temps chaud.

Organisation

Population ciblée

Type de limites utilisé

Limites environnementales

Recommandations

ESC

Personnes non entraînées et à haut risque

Seuil d’arrêt

WBGT > 30,1 °C ou une température de l’air de 20 °C avec une humidité > 75 %

L’exercice doit être arrêté.

ACSM

Personnes non acclimatées, non entraînées et à risque

Par catégories

WBGT ≤ 18,3 °C

Une activité physique normale peut être réalisée.

WBGT entre 18,4 et 25,6 °C

Des ratios travail-repos, une surveillance de l’apport en liquides et une réduction de la durée de l’activité physique doivent être mis en place.

WBGT entre 25,7 et 30 °C

Des ratios travail-repos, une surveillance de l’apport en liquides et une réduction de la durée et de l’intensité de l’activité physique doivent être mis en place.

WBGT ≥ 30,1 °C

L’activité physique devrait être annulée ou arrêtée.

SMA

Population générale pratiquant un sport ou une activité physique

En continu

Classification du risque basée sur la température de l’air et l’humidité relative pour quatre catégories d’activités

Vert : Risque faible – hydratation et modification des vêtements.

Jaune : Risque modéré – pauses, repos.

Orange : Risque élevé – refroidissement actif.

Rouge : Risque extrême – arrêt de l’exercice.

Adapté du protocole de recherche du projet Lim-HEAT-1, de l’Institut de cardiologie de Montréal, par Nicolas Pamart. Protocole rédigé par Nicolas Pamart, Daniel Gagnon et l’équipe de recherche du laboratoire de physiologie intégrative humaine du Centre ÉPIC.

Source : Pamart, N., Oubouchou, K., Deshayes, T. A., Mornas, A., Iglesies-Grau, J., Simard, F. et Gagnon, D. (2025, 5 septembre). Environmental LIMits for promoting safe physical activity in the HEAT for adults living with heart disease (LimHEAT): Part 1 – Air temperature. OSF.  https://osf.io/m4pxk/overview

 

Ces recommandations ont cependant deux limites importantes. D’un côté, elles ont été développées en premier lieu pour réduire le risque de coup de chaleur. Le risque thermique constitue une urgence médicale, notamment pour les personnes qui s’entraînent très intensément et longtemps à la chaleur, comme les athlètes, mais ne représente pas la principale menace pour les personnes vivant avec une maladie cardiaque. Pour ces dernières, le danger le plus important est l’augmentation de l’astreinte cardiaque qui, en dépassant les réserves des artères coronaires, peut entraîner des altérations du fonctionnement du cœur pouvant mener à l’infarctus du myocarde dans les cas les plus graves. D’un autre côté, aucune des recommandations actuelles n’a été précisément développée ou scientifiquement validée pour les adultes vivant avec une maladie cardiaque. Elles s’adressent aux athlètes ou, au mieux, à des populations à risque définies de façon vague.

Les vides scientifique et clinique entourant la température de l’air à partir de laquelle l’exercice représente un risque pour le cœur des personnes vivant avec une maladie cardiaque est donc réel [8].

 

L’étude Lim-HEAT

L’équipe de recherche du laboratoire de physiologie intégrative humaine du Centre ÉPIC de l’Institut de cardiologie de Montréal a conçu l’étude Lim-HEAT-1 (Safe environmental LIMits for physical activity in the HEAT – Partie 1), afin de déterminer la température de l’air qui amène le cœur des personnes vivant avec une maladie cardiaque à travailler davantage et qui pourrait présenter un risque pour la santé de leur cœur.

À ce jour, les personnes vivant avec une maladie cardiaque ne connaissent pas la température de l’air la plus élevée à laquelle l’activité physique peut s’effectuer de façon sécuritaire et, surtout, si cette température diffère de celle ciblée pour les personnes vivant sans maladie cardiaque. Pour connaître cette température, l’augmentation de l’astreinte cardiaque lors d’un exercice à différentes températures de l’air doit être déterminée. La cause de cette augmentation de l’astreinte cardiaque doit aussi être identifiée pour comprendre les mécanismes sous-jacents, le tout en comparant les réponses thermorégulatrices (p. ex. la transpiration, la circulation sanguine cutanée, la température corporelle, la température de la peau) et le fonctionnement du cœur par échocardiographie entre des personnes vivant ou non avec une maladie cardiaque.

Considérant que les recommandations actuelles préconisent une diminution de l’intensité de l’activité physique lors d’épisodes de chaleur, mais son maintien lorsque possible, les personnes participantes devront effectuer une marche pendant une heure sur un tapis roulant à une intensité légère (⁓ 3 METs *), représentative d’une activité physique récréative [9]. La marche sera effectuée à différentes températures (18 °C, 27 °C, 30 °C, 35 °C et 40 °C), dans une chambre environnementale avec une humidité absolue contrôlée, étant donné que l’évaporation de la sueur dépend de l’humidité absolue. En fixant cette humidité, l’effet de la température pourra donc être isolé. L’ordre d’exposition aux différentes températures sera déterminé de manière aléatoire pour chaque personne participante. Les expositions seront également espacées d’un minimum de 48 heures afin d’éviter un effet résiduel, c’est-à-dire la persistance de l’effet d’une condition testée (ici la chaleur et la fatigue de l’activité physique) sur l’état de la personne.

L’hypothèse principale de l’équipe de recherche suppose que, comparativement à une température de 18 °C (température de contrôle), la fréquence cardiaque, soit l’indicateur direct de l’astreinte cardiaque, sera considérablement plus élevée chez les personnes vivant avec une maladie cardiaque lors des exercices à des températures de 30 °C, de 35 °C et de 40 °C, mais pas de 27 °C. En effet, une température de 27 °C ne permettrait pas une augmentation suffisamment importante de l’astreinte cardiaque et présenterait donc un risque plus faible pour ce groupe. L’équipe cherche également à vérifier si le seuil de basculement du risque survient à une température plus basse chez les personnes vivant avec une maladie cardiaque, comparativement à celles vivant sans maladie cardiaque, ce qui devrait être le cas selon l’hypothèse formulée. Enfin, les réponses thermorégulatrices et les fonctions cardiaques (mesurées par échocardiographie) seront comparées entre les températures et entre les groupes.

 

Deux crises majeures

Ce projet de recherche est mis en place dans le contexte d’un 21e siècle qui fait face à une augmentation de la fréquence, de l’intensité, de la sévérité et de la précocité des périodes de chaleur liées aux changements climatiques, mais aussi à une hausse de la prévalence des maladies cardiovasculaires au Québec et dans le monde [10]. Tout d’abord, la situation climatique se détériore. Entre l’ère préindustrielle, qui a débuté au 19e siècle, et 2023, la température moyenne à la surface de la Terre a augmenté de 1,45 °C [11]. En 2024, elle a même dépassé l’augmentation de +1,5 °C fixée en 2015 par l’Accord de Paris comme étant la limite à ne pas dépasser [12]. Les épisodes de chaleur, autrefois exceptionnels, sont aujourd’hui de plus en plus fréquents, et le Québec n’y échappe pas. Dans les années à venir, les changements climatiques dans la province se feront fortement ressentir, avec une augmentation estimée de la température de l’air moyenne annuelle de +4 °C à +6 °C d’ici la fin du siècle [13]. D’un autre côté, la prévalence des maladies cardiovasculaires continue de croître dans le monde [14]. En 2021, la prévalence des maladies cardiovasculaires standardisée selon l’âge était de 7 179 cas pour 100 000 habitantes et habitants, soit une hausse de 1,4 % par rapport à 2010, et le nombre total de personnes vivant avec une maladie cardiovasculaire atteignait 612 millions, soit une augmentation de 33 % depuis 2010 [15]. Au Québec, 7,1 % des personnes de plus de 20 ans vivent actuellement avec une maladie cardiaque ischémique *, aussi appelée « maladie coronarienne * », et le vieillissement rapide de la population, un facteur de risque pour cette maladie, pourrait entraîner une hausse du nombre de personnes vivant avec une maladie coronarienne dans les années à venir [16].

Les événements cardiaques et la chaleur sont directement liés. Récemment, des données épidémiologiques ont montré que la chaleur accroît directement le risque cardiovasculaire. En effet, chaque degré supplémentaire au-dessus de la température de l’air dite « optimale », c’est-à-dire la température qui provoque le plus petit nombre de décès liés à l’environnement, est associé à une augmentation de la mortalité cardiovasculaire de 2,1 %. Ce pourcentage grimpe à 17 % lors des canicules, quoi que les caractéristiques de celles-ci varient selon la région du monde [17]. Par exemple, aux États-Unis, entre 2008 et 2019, plus de 3,8 millions de décès d’origine cardiovasculaire ont été attribués à des événements cardiaques survenus durant des périodes de chaleur [18]. Des projections récentes suggèrent qu’en considérant l’augmentation de la fréquence, de l’intensité et de la sévérité des périodes de chaleur, et la prévalence croissante des maladies cardiovasculaires, ce nombre pourrait augmenter de 162 à 233 % d’ici 2065 [19].

L’association entre l’exposition à la chaleur et les maladies cardiovasculaires est de plus en plus forte, ce qui souligne la nécessité de formuler des recommandations pour tous les groupes de la population afin que toutes et tous puissent vivre avec la chaleur.

 

Un seuil optimal

À terme, les résultats de l’équipe de recherche du Centre ÉPIC permettront d’établir les premiers fondements scientifiques pour formuler des recommandations spécifiques aux personnes vivant avec une maladie cardiaque afin qu’elles puissent maintenir une activité physique sécuritaire par temps chaud. Des preuves scientifiques devront toutefois soutenir ces recommandations. Des recommandations trop restrictives pourraient en effet conduire ces personnes à éviter la pratique d’activités physiques dès les premières chaleurs de l’été. Ce faisant, leur santé cardiovasculaire et leur qualité de vie se détérioreraient, ce qui imposerait éventuellement une contrainte supplémentaire sur le système de santé. Au contraire, des recommandations trop permissives exposeraient ces mêmes personnes à des risques cardiaques graves, potentiellement mortels.

Définir des seuils environnementaux fondés sur des données scientifiques probantes, plutôt que sur des extrapolations ou des recommandations génériques non validées chez les personnes vivant avec une maladie cardiaque, constitue donc une priorité clinique et de santé publique. Des études seront menées dans les années à venir pour intégrer d’autres variables environnementales au seuil de température découlant de ce projet de recherche, telles que l’humidité, le rayonnement solaire et la vitesse du vent, afin d’aboutir à des limites robustes et de souligner la nécessité de revoir les recommandations des organismes de santé. D’autres variables, telles que la différence entre les sexes biologiques, l’ethnicité, le niveau d’activité physique et les habitudes d’exposition à la chaleur, devront aussi être considérées lors d’une exposition à des températures élevées. Les données documentées par l’équipe de recherche permettront ainsi d’envisager des pistes pour des études futures afin d’examiner les effets de ces variables sur les réponses à la chaleur.

 

Même si le projet de recherche est toujours en cours, des résultats préliminaires se dégagent. Les résultats finaux seront disponibles en 2027 et, à ce moment, un seuil de température devrait pouvoir être déterminé pour les personnes vivant avec une maladie cardiaque. À long terme, les recommandations qui découleront de cette étude pourront être utilisées par les patientes et les patients, mais aussi par leurs médecins, leurs kinésiologues et l’ensemble des professionnelles et des professionnels de la santé pour déterminer les moments où une activité physique pourra être pratiquée en toute sécurité par temps chaud.

 

 

 

Lexique

 

Astreinte cardiaque : réponse du cœur à une contrainte, telle que la température de l’air, qui mène à une augmentation du nombre de battements par minute.

 

Capacité vasomotrice : capacité des vaisseaux sanguins, en particulier des artères et des artérioles, à modifier leur diamètre en réponse à une contrainte.

 

Glandes sudoripares : glandes situées sous la peau dont le rôle est de produire de la sueur pour permettre la thermorégulation par l’évaporation de la transpiration.

 

Infarctus du myocarde : nécrose (mort) d’une partie du muscle cardiaque causée par l’obstruction complète d’une artère coronaire. Cette obstruction empêche l’oxygène d’atteindre une partie du cœur, causant une douleur thoracique intense et nécessitant une intervention médicale urgente.

 

Maladie cardiaque ischémique ou maladie coronarienne : affection résultant de l’accumulation de dépôts graisseux (athérosclérose) sur les parois des artères coronaires irriguant le muscle cardiaque. Ce processus réduit le diamètre des artères, limitant l’apport en oxygène vers le cœur, ce qui peut causer de l’angine de poitrine, de l’ischémie ou un infarctus du myocarde.

 

METs : unité de mesure utilisée pour quantifier l’intensité d’une activité physique et la dépense énergétique associée par rapport au métabolisme de base (au repos) d’une personne.

 



Références

[1] Flouris, A. D. (2019). Human thermoregulation. Dans J. D. Périard et S. Racinais (dir.), Heat stress in sport and exercise(p. 3-27). Springer. https://doi.org/10.1007/978-3-319-93515-7_1

 

Cramer, M. N., Gagnon, D., Laitano, O. et Crandall, C. G. (2022). Human temperature regulation under heat stress in health, disease, and injury. Physiological Reviews, 102(4), 1907-1989. https://doi.org/10.1152/physrev.00047.2021

 

Gagnon, D., Schlader, Z. J. et Jay, O. (2026). The physiology behind the epidemiology of heat-related health impacts. Physiology,41(1), 30-42. https://doi.org/10.1152/physiol.00012.2025  

 

[2] Ibid.

 

[3] Ibid.

 

[4] Ibid.

 

[5] Liguori, G. (dir.). (2021). ACSM’s guidelines for exercise testing and prescription (11e éd.). Wolters Kluwer.

 

[6] Pelliccia, A., Sharma, S., Gati, S., Bäck, M., Börjesson, M., Caselli, S., Collet, J.-P., Corrado, D., Drezner, J. A., Halle, M., Hansen, D., Heidbuchel, H., Myers, J., Niebauer, J., Papadakis, M., Piepoli, M. F., Prescott, E., Roos-Hesselink, J. W., Graham Stuart, A., … ESC Scientific Document Group. (2021). 2020 ESC guidelines on sports cardiology and exercise in patients with cardiovascular disease: The Task Force on sports cardiology and exercise in patients with cardiovascular disease of the European Society of Cardiology (ESC). European Heart Journal, 42(1), 17-96. https://doi.org/10.1093/eurheartj/ehaa605

 

[7] Jay, O., Broderick, C. et Smallcombe, J. (2021). Extreme heat policy. Sports Medicine Australia, 1. https://sma.org.au/wp-content/uploads/2021/02/SMA-Extreme-Heat-Policy-2021-Final.pdf

 

[8] Mornas, A., Deshayes, T. A., Bartlett, A.-A., Chaseling, G., Jay, O., Marzolini, S., Simard, F., Iglesies-Grau, J. et Gagnon, D. (2025). A scoping review of recommendations for adults with cardiovascular disease to remain physically active during hot weather. European Journal of Preventive Cardiology, zwaf519. https://doi.org/10.1093/eurjpc/zwaf519

 

 

[9] Murtagh, E. M., Boreham, C. A. G. et Murphy, M. H. (2002). Speed and exercise intensity of recreational walkers. Preventive Medicine, 35(4), 397-400. https://doi.org/10.1006/pmed.2002.1090

 

[10] Romanello, M., Walawender, M., Hsu, S.-C., Moskeland, A., Palmeiro-Silva, Y., Scamman, D., Ali, Z., Ameli, N., Angelova, D., Ayeb-Karlsson, S., Basart, S., Beagley, J., Beggs, P. J., Blanco-Villafuerte, L., Cai, W., Callaghan, M., Campbell-Lendrum, D., Chambers, J. D., Chicmana-Zapata, V., … Costello, A. (2024). The 2024 report of The LancetCountdown on health and climate change: Facing record-breaking threats from delayed action. The Lancet, 404(10465), 1847-1896. https://doi.org/10.1016/S0140-6736(24)01822-1

 

Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). (2025, 29 juillet). Prévalence des cardiopathies ischémiques.https://www.inspq.qc.ca/indicateur/maladies-chroniques/prevalence-cardiopathies-ischemiques

 

[11] Ibid.

 

[12] Ibid.

 

[13] Ibid.

 

[14] Organisation mondiale de la santé. (2025, 31 juillet). Maladies cardiovasculaires. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/cardiovascular-diseases-(cvds)#%20:%20~%20:%20text=Les%20maladies%20cardio%2Dvasculaires%20sont,de%20la%20mortalit%C3%A9%20mondiale%20totale

 

[15] Ibid.

 

[16] Romanello et al., op. cit.

 

INSPQ, op. cit.

 

[17] Liu, J., Varghese, B. M., Hansen, A., Zhang, Y., Driscoll, T., Morgan, G., Dear, K., Gourley, M., Capon, A. et Bi, P. (2022). Heat exposure and cardiovascular health outcomes: A systematic review and meta-analysis. The Lancet Planet Health, 6(6), e484-e495. https://doi.org/10.1016/S2542-5196(22)00117-6

 

[18] Mensah, G. A., Fuster, V., Murray, C. J. L. et Roth, G. A. (2023). Global burden of cardiovascular diseases and risks, 1990-2022. Journal of the American College of Cardiology, 82(25), 2350-2473. https://doi.org/10.1016/j.jacc.2023.11.007

 

[19] Ibid.

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