ARTS — Star Trek vu par l’art autochtone

Clara Ruestchmann — Programme de maîtrise en histoire de l’art

ARTS — Star Trek vu par l’art autochtone

L’univers de science-fiction de la série télévisée Star Trek est devenu, dans les trente dernières années, un sujet qui suscite l’intérêt de plusieurs artistes contemporains autochtones. Compte tenu de certaines préconceptions, ce croisement entre art autochtone et univers de science-fiction peut surprendre. Sonny Assu et Skawennati, deux artistes autochtones canadiens respectivement des nations kwakwaka’wakw et mohawk, s’inspirent de cet univers dans leurs œuvres afin de porter tant un message identitaire que des revendications fortes. Déjouant les stéréotypes souvent associés aux Autochtones, tels que leur trop fréquente association au passé, et reprenant possession de leur image, les artistes s’approprient et revisitent cet univers de science-fiction, se projetant ainsi dans le futur.

« Nous sommes les Borgs. Abaissez vos boucliers et rendez-vous sans condition […] votre culture s’adaptera à nos besoins. Toute résistance est futile » (Star Trek, Premier Contact) : ce message est envoyé par les Borgs, des créatures cybernétiques de la série Star Trek. Le message de cette race belliqueuse, technologiquement avancée par rapport aux humains et dont le but premier est la conquête, fait écho à l’arrivée des premiers colons en Amérique ainsi qu’aux volontés d’assimilation qui ont suivi cette arrivée.

Si l’univers de Star Trek paraît avoir une résonance historique certaine avec l’histoire coloniale nord-américaine, il permet également aux Autochtones, et ici plus précisément aux artistes, de s’approprier et d’employer un univers futuriste pour répondre à certaines conceptions stéréotypées de l’image des Premières Nations. Parmi ces stéréotypes se trouvent, par exemple, la représentation archétypale de « l’Indien hollywoodien », guerrier sanguinaire et archaïque, ou encore l’idée que ces nations sont vouées à disparaître sous l’effet du colonialisme. Une certaine antinomie semble alors s’être établie entre la science-fiction et l’art autochtone, et c’est avec véhémence et humour que les artistes contemporains autochtones souhaitent aujourd’hui déconstruire cette opposition [1].

Voyager du passé au futur

L’opposition entre futur et autochtonie trouve sa source dans le fait que les Autochtones sont encore trop souvent associés au passé dans un pan de l’imaginaire collectif. Ils se présentent pourtant sur la scène contemporaine culturelle sous de nombreuses formes, notamment au théâtre, en musique, en arts visuels. Certains artistes, et ce, depuis plusieurs dizaines d’années, travaillent à déconstruire les stéréotypes et à reprendre le contrôle de leur propre image. Des stéréotypes de « l’Indien stoïque » à celui de l’homme portant des plumes et vivant dans un tipi en passant par ceux associés au passé et aux photographies en noir et blanc, l’Autochtone s’est vu perpétuellement défini selon les fantasmes de l’homme blanc [2]. Certains artistes font alors le pari d’emprunter et de se réapproprier un univers de science-fiction dans lequel les Allochtones * ne les auraient sans doute jamais imaginés. Les artistes autochtones établissent ainsi un lien direct avec la culture populaire en usant de l’univers de Star Trek pour se présenter comme les instigateurs de leur propre futur. Ils font passer un message identitaire fort en se jouant des stéréotypes et en incitant à repenser certaines conceptions qui perdurent sur l’autochtonie.

L’exemple de deux artistes au Canada, Sonny Assu et Skawennati, permet d’approcher ces réappropriations et de parcourir le pays, de la Colombie-Britannique pour Sonny Assu jusqu’au Québec pour Skawennati. Les artistes autochtones mettent souvent de l’avant l’importance de la continuité entre le passé, le présent et le futur. La science-fiction, par son ancrage futuriste dans le prolongement de l’époque actuelle, offre l’occasion d’exprimer ce lien de continuité [3].

Contrer le regard colonial

L’univers de Star Trek apparaît sur le petit écran dans les années 1970. L’artiste kwakwaka’wakw de Colombie-Britannique Sonny Assu grandit ainsi avec le vaisseau spatial Enterprise et s’en inspire largement dans ses œuvres picturales.

Revoir l’Histoire sous le prisme de l’autochtonie et proposer une réflexion à partir d’une série télévisée incarnant la culture populaire, voilà le pari que prend Sonny Assu en réalisant sa série Intervention on the Imaginary [4]. Les œuvres Skeena, Beam Me Up! [5] (voir la figure 1) et They’re Coming! Quick! I Have a Better Hiding Place for You. Dorvan V, You’ll Love It [6] (voir la figure 2) contiennent des représentations et des titres qui sont loin d’être anodins. En effet, dans Skeena, Beam Me Up!, « Beam Me Up » fait référence au transporteur dont dispose le vaisseau de Star Trek pour téléporter son équipe d’exploration, généralement sur une nouvelle planète à découvrir. Dans l’œuvre, ce transporteur semble happer une femme entourée de mâts totémiques.

Sonny Assu reprend pour cette série des toiles des artistes canadiens Emily Carr, A. Y. Jackson, Edwin Holgate et Paul Kane * en y ajoutant ses propres « interventions ». Ses ajouts numériques de motifs traditionnels aux formes linéaires oscillent entre abstraction et évocation de silhouettes, et transforment ainsi le propos original de ces œuvres historiques. Les toiles du 20e siècle montraient les Autochtones tels des guides, nomades et vivant en harmonie avec la nature. Ces représentations lissaient souvent les spécificités culturelles inhérentes à chaque nation et évoquaient un peuple voué à l’extinction étant donné sa soi-disant incapacité à s’adapter [7]. En répondant à ces images préconçues, les interventions de Sonny Assu s’inspirent de symboles traditionnels propres à la côte Ouest et s’insèrent dans des œuvres historiques. L’artiste veut surprendre et changer l’influence des toiles d’origine, afin de contrer le regard colonial initial [8].

Dénoncer par l’humour

Dans l’épisode de Star Trek intitulé Paradise Syndrome (The Original Series, saison 3, épisode 58), les Autochtones ont été retirés de la Terre, transportés sur une planète lointaine et mis de nouveau sous tutelle d’êtres supérieurs : les Préserveurs. Les Autochtones sont dépeints tels des êtres simples et ignorants, voire violents, considérant l’homme blanc comme un dieu. L’œuvre Skeena, Beam Me Up! de Sonny Assu montre une femme prostrée, comme impuissante, entourée de ces totems traditionnels de la côte Ouest. Le vaisseau, qui incorpore la femme dans un rayon lumineux, est représenté par un symbole traditionnel autochtone coloré rose et violet, version actualisée, pop, de ces symboles traditionnels des nations de la Colombie-Britannique (voir la figure 1). Ce dernier porte une charge évocatrice forte, celle d’un élément traditionnel se substituant à un vaisseau spatial et projetant dans l’espace la présence autochtone. Ce symbole vient alors déjouer le stéréotype du vaisseau de l’homme blanc venant conquérir les terres des Autochtones pour le remplacer par un nouveau vaisseau : celui de l’Autochtone. Ces interventions, qui font penser à des tags, modifient ainsi le paysage, qui se voit alors investi par la présence autochtone [9].

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Figure 1

Sonny Assu, Skeena, Beam Me Up!, 2015. Intervention numérique sur une peinture d’Edwin Holgate (Totem Poles, Gitsegyukla, 1927). 22” x 22”
Image reproduite avec la permission de l’artiste et de la galerie Art Mûr.

 

Dans l’œuvre They’re Coming! Quick! I Have a Better Hiding Place for You. Dorvan V, You’ll Love It, Sonny Assu fait référence à l’épisode Journey’s End (The Next Generation, saison 7, épisode 20) et représente Dorvan V, une planète sur laquelle sont venus s’implanter des peuples autochtones afin de préserver leur culture menacée sur Terre. Les Autochtones sont placés au cœur d’un faisceau lumineux, victimes d’enlèvement par un vaisseau ayant pour mission de les relocaliser (voir la figure 2). La référence est explicite, soulignant les délocalisations subies par les Autochtones au fil de l’histoire coloniale. Là encore, une élite détient le pouvoir décisionnel et dispose selon sa convenance de ces nations. L’absence de consentement dans ces délocalisations et l’attitude patriarcale des nouveaux arrivants fait écho à l’histoire coloniale nord-américaine [10].

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Figure 2

Sonny Assu, They’re Coming! Quick! I Have a Better Hiding Place for You. Dorvan V, You’ll Love It, 2015. Intervention numérique sur une peinture de A. Y. Jackson (Kispayaks Village, 1927). 30” x 38”

Image reproduite avec la permission de l’artiste et de la galerie Art Mûr.

Ainsi, dans les diverses œuvres de Sonny Assu, les vaisseaux représentés sous forme de symboles traditionnels autochtones peuvent mener à plusieurs interprétations : celle d’un vaisseau autochtone présent pour la première fois dans l’espace, ou encore celle de l’évocation des délocalisations subies au cours de l’Histoire, et de nouveau dans la série Star Trek, par les nations autochtones.

Finalement, l’humour est manifeste dans le travail de Sonny Assu. Les titres en témoignent tout comme la réinterprétation d’œuvres du 20e siècle. L’humour est, comme souvent dans l’art autochtone, une stratégie efficace permettant d’aborder des sujets difficiles tout en entretenant un dialogue facilité avec le public. Ainsi, se plaisant à déstabiliser son spectateur, à transformer les conceptions préétablies sur les Autochtones, Sonny Assu va toujours plus loin dans l’emploi de la culture populaire dont il use impunément, car elle fait partie de son identité.

Reconstruire au cœur du cyberespace

L’œuvre de Skawennati, quant à elle, projette son personnage directement dans le futur et au cœur du cyberespace. L’absence habituelle de personnages autochtones dans les univers futuristes (télévisuel, littéraire…) accentue le stéréotype de l’Autochtone associé au passé, tels le guide anonyme ou l’Indien stoïque et sanguinaire représentés, entre autres, par Hollywood [11]. L’anthropologie du début du 20e siècle parlait d’un paradigme de la préservation, qui consistait à vouloir « préserver » une culture jugée en voie de disparition, sans tenir compte de son évolution et de son adaptation, la figeant ainsi dans une temporalité passée [12]. L’artiste mohawk Skawennati réfléchit à de nouvelles manières de donner aux Autochtones un pouvoir sur leur propre représentation.

Par ailleurs, Chakotay, dans la série Voyager de Star Trek, représente l’une des rares occurrences d’un personnage autochtone dans un univers de science-fiction télévisé. Bien que stéréotypé et sans association à une nation particulière (il est présenté à plusieurs reprises comme un Sioux, puis comme un Hopi [13]), il suscite l’enthousiasme de nombreux Autochtones qui voient en ce personnage un signe d’évolution [14]. Cependant, l’acteur qui jouait ce personnage n’était pas lui-même autochtone [15]. Skawennati voit elle aussi l’importance de camper un personnage autochtone dans un univers de science-fiction, comme elle l’explique : « Je pensais qu’il serait utile de réaliser des représentations d’Autochtones dans le futur. Et je pensais que ce serait la seule manière pour nous d’y aller, vous savez, dans le futur ! » (notre traduction) [16].

Se projeter dans l’espace

L’œuvre de Skawennati Imagining Indians in the 25th Century (voir la figure 3) est une expérience en ligne. En effet, elle ne se trouve pas dans un musée, mais sur un site Internet dédié à l’œuvre [17]. Skawennati conçoit cette œuvre atypique au tournant des années 2000, en créant une protagoniste mohawk, Katsitsahawi Capozzo, qui parcourt un millénaire d’histoire autochtone, de 1490 à 2490. Katsitsahawi Capozzo couvre dix événements marquants de cette histoire et revêt des costumes adaptés à chaque situation, tenant également un journal de bord pour chaque épisode. Le spectateur est ainsi libre de choisir un événement proposé sur la page d’accueil et de découvrir ce qui lui est associé.

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Figure 3

Skawennati, Imagining Indians in the 25th Century (2374 Chacotay), 2001.
Image reproduite avec la permission de l’artiste. Repéré à http://www.skawennati.com/ImaginingIndians/2374-main.htm


Celui concernant l’univers de Star Trek a lieu en 2374, alors que la protagoniste revêt le costume de la série. Se présentant en tant qu’exploratrice, Katsitsahawi Capozzo s’inscrit ainsi dans une thématique nouvelle, celle d’un renversement de situation où les Autochtones deviennent eux-mêmes explorateurs. Dans son journal de bord, elle indique qu’elle se trouve à bord du vaisseau USS Voyager et qu’elle a rencontré Chakotay. Elle est ainsi une protagoniste active, une exploratrice, une femme, à l’image de ces « volontés d’agir » qui traversent les mouvements activistes autochtones actuels, tels que le mouvement Idle No More *, « Finie l’inertie » (notre traduction).

L’artiste profite de cette entrée dans son journal de bord pour témoigner de l’attitude paternaliste dont fait preuve la Fédération des planètes unies *. En effet, cette dernière conserve un certain monopole décisionnel sans nécessairement consulter les populations concernées, comme dans le cas de la planète Dorvan V et de la délocalisation des Autochtones. Cette attitude semble un prolongement de celle appliquée envers les peuples autochtones du continent américain, tant historiquement qu’actuellement. La « Prime Directive » (directive première) des explorateurs de la Fédération de Star Trek est de ne pas interférer avec les peuples rencontrés. Cependant, encore une fois, le personnage de Skawennati témoigne dans son journal de bord que selon elle, « c’est encore [une attitude] paternaliste. Je veux dire, ne peuvent-ils pas décider pour eux-mêmes s’ils veulent cette nouvelle technologie ? » (notre traduction).

L’inspiration tirée de Star Trek permet à l’artiste de placer son personnage dans un univers futuriste connu disposant d’un système politique et fédéral critiquable, ainsi que d’effectuer un parallèle avec des questions coloniales passées et présentes en Amérique. L’œuvre de Skawennati suscite la collaboration du spectateur grâce à l’usage d’Internet, qui facilite cette implication. Comme l’écrit l’historienne de l’art Louise Vigneault en renvoyant aux travaux du sociologue Dominique Cardon, « alors que dans les médias traditionnels, les messages adressés à un vaste public indifférencié sont réservés aux instances professionnelles jugées compétentes, Internet autorise la diffusion élargie d’informations par le public lui-même, tout en facilitant les échanges entre individus [18] ». L’œuvre de Skawennati donne ainsi l’occasion au spectateur d’expérimenter et de percevoir de manière interactive la volonté de nombreux artistes autochtones d’établir un lien de continuité entre le passé, le présent et le futur.

Pour conclure, Star Trek semble un moyen pour ces artistes de s’inscrire dans la sphère de la culture populaire au contact de laquelle ils ont grandi. Des séries comme Star Trek ont influencé les artistes, car elles ont, pour le meilleur et pour le pire, donné une place à des personnages autochtones dans un univers auquel ils ne sont habituellement pas associés : le futur. Cependant, la série perpétue des stéréotypes au détriment des volontés autochtones, comme le fait d’amalgamer différentes nations sous cette dénomination générique « autochtone » (comme pour l’identité de Chakotay, parfois Sioux, parfois Hopi). Les artistes se sont approprié l’univers de Star Trek afin d’étendre ces réflexions à la sphère des arts visuels et médiatiques. Sonny Assu et Skawennati sont de bons exemples de l’usage de cet univers dans l’art contemporain, mais Shelley Niro, Rosalie Favell et Lawrence Paul Yuxweluptun empruntent aussi à cet univers.

L’humour et la citation * permettent également de traiter de questions sensibles, comme le colonialisme et les relations de pouvoir entre les colonisateurs et les colonisés. Finalement, l’usage d’un tel univers donne l’occasion de montrer les Autochtones dans le futur, de les inscrire dans les évolutions tant scientifique, artistique que sociétale, et de faire valoir leur présence dans les siècles à venir. Contrant la vision de plusieurs siècles d’une colonisation qui a mené à des images préconçues ou stéréotypées, les artistes autochtones s’inspirent de la culture populaire pour défier les préjugés et affirmer la présence autochtone dans un futur auquel ils prendront indéniablement part.

Lexique :

Allochtone : se dit de toute personne non autochtone.

Citation : en art, le fait de faire appel à des sources extérieures et éventuellement de les revisiter.

Emily Carr, A. Y. Jackson, Edwin Holgate et Paul Kane : peintres des 19e et 20e siècles ayant représenté les grands espaces canadiens et les Autochtones.

Idle No More : mouvement de contestation né en 2012 en Saskatchewan, ensuite étendu au reste du Canada, dénonçant le projet de loi C-45 du gouvernement Harper, qui mettait en péril les droits territoriaux autochtones.

Références

[1] Ryan, A. J. (1999). The Trickster Shift. Humour and Irony in Contemporary Native Art. Vancouver, C.-B. : UBC Press.

[2] King, T. (2017). L’Indien malcommode. Un portrait inattendu des Autochtones d’Amérique du Nord. Montréal, Qc : Boréal. 

[3] Igloliorte, H., Nagal, J. et Taunton, C. (dir. du numéro) (2016). « Indigenous Art: New Media and the Digital », PUBLIC, (54).

[4] « Intervention sur l’imaginaire » (notre traduction).

[5] « Skeena, téléportez-moi » (notre traduction).

[6] « Ils arrivent ! Vite ! J’ai une meilleure cachette pour vous. Dorvan V, vous allez adorer » (notre traduction).

[7] Vigneault, L. (2015). Portraying Indigenous peoples in nineteenth-century art: Conciliatory, resistant, immutable. Dans I. M. Thom et al. (dir.), Embracing Canada. Landscapes from Krieghoff to the Group of Seven (p. 16-22), Londres, Royaume-Uni : Black Dog Publishing.

[8] Assu, S. (s. d.). Tumblr Indians in Space. Repéré à https://ndnsinspace.tumblr.com

[9] Assu, S. (s. d.). Artist Statements. Interventions on the Imaginary. Repéré à http://www.sonnyassu.com/pages/interventions-on-the-imaginary

[10] Swain, M. et Vowel, C. (2015, 26 janvier). Review on Star Trek TNG [Baladodiffusion]. Métis in Space, épisode 11.

[11] King, op. cit.

[12] Clifford, J. (1989). Les autres, au-delà des paradigmes de « préservation ». Les cahiers du musée national d’art moderne, (28) « Les magiciens de la terre », 71-76.

[13] Poe, S. E. (1998). Star Trek Voyager: A Vision of the Future. New York, N. Y. : Pocket Books.

[14] Swain et Vowel, op. cit.

[15] Sierra, S. A. (2005). “Indian” Stereotypes in TV Science Fiction: First Nations’ Voices Speak Out. Austin, Tex. : University Press of Texas.

[16] Skawennati (2016). [s. t.]. Conférence présentée à la Ryerson University. Repéré à https://ryecast.ryerson.ca/27/Watch/10121.aspx

[17] Skawennati (2001). Imagining Indians in the 25th century. Repéré à http://www.skawennati.com/ImaginingIndians/index.htm

[18] Vigneault, L. (2015). L’exploitation du cyberespace dans l’art contemporain autochtone : levier de parole et d’occupation du territoire. Mémoire(s), identité(s), marginalité(s) dans le monde occidental contemporain, (15). doi : 10.4000/mimmoc.2135. Repéré à http://journals.openedition.org/mimmoc/2135

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